L’arbre est un pilier pour une ville plus résiliente. Il filtre l’air, séquestre le carbone et protège les sols. Il participe à la régulation thermique et accroit même l’efficience énergétique des bâtiments proches. En effet les arbres sont des alliés précieux quand la chaleur devient caniculaire : leur frondaison devient un refuge car l’humidité et la fraîcheur permettent d’abaisser la température de 2 à 3°C. C’est enfin une source importante de biodiversité, sa floraison participe à l’activité des pollinisateurs et il permet de connecter les espaces verts entre eux en milieu urbain.
Les connaissances scientifiques sur les arbres ont beaucoup progressé, mieux les connaitre est un préalable pour mieux les respecter.

Fonctionnement général
L’arbre récolte de l’énergie solaire par les feuilles, l’écorce et le jeune bois. Cette énergie (photons) est transmise jusqu’aux racines avec la sève, c’est ce que l’on appelle la photosynthèse. Les racines absorbent l’eau et les sels minéraux qui sont acheminées jusqu’aux feuilles avec la sève. L’hiver les racines mettent en réserve les sucres de la sève et l’amidon.
Le développement des racines

On a longtemps cru que le volume racinaire était égal à celui du houppier. Le développement des racines n’est pas en miroir avec celui des branches. Les racines s’étalent loin à l’horizontal. 50% à 80% du système racinaire s’installe dans les premiers centimètres de profondeur. Le sol est surtout vivant dans sa partie superficielle et source de nutriments pour l’arbre : chutes de feuilles, de branches, eau, ressources minérales.
Connaissez-vous la compartimentation ?
L’arbre est un système générateur, alors que l’animal un système régénérateur. Un arbre après un choc sur le tronc, une attaque de parasites ou un élagage ne cicatrise pas, il génère de nouveaux tissus autour de sa blessure pour compartimenter. Il isole le foyer d’infection et met en place des barrières protectrices. Un arbre creux peut par conséquent toujours être vivant, toute sa sève évoluant à la périphérie du tronc. C’est un super abri pour les oiseaux, les mammifères et autres insectes !
Quelles actions sont engagées sur la commune ?
La plantation de cette mini-forêt urbaine est une action en faveur de la biodiversité, comportant une dimension écologique, symbolique et pédagogique. La présence de cette communauté végétale à proximité des lieux de vie urbains a pour objectif d’inviter les citoyens, petits et grands, à eux-mêmes préserver et restaurer les écosystèmes terrestres.
Ce sont 201 arbres qui, en novembre 2023, ont été plantés par les services techniques de la ville, les étudiants de la Maison Familiale et Rurale de Saint-Grégoire, des citoyens volontaires et 17 classes des écoles de Melesse. Ces arbres, petits et grands, les en remercient.
Les 18 espèces qui composent cette forêt
Les essences choisies
Le choix s’est porté principalement sur des essences locales, auxquelles s’ajoutent quelques essences méditerranéennes. Au vu de leur localisation en bordure de zone humide, les essences choisies peuvent bien supporter l’humidité sans pour autant être condamnées par l’évolution du climat. La proximité avec un site d’éco-paturage a impliqué aussi une sélection de plantes sans risque de toxicité.
La densité de plantation
Ce bois s’étend sur une parcelle avoisinant les 1100 m2. Une surface de 5 m2 a été réservée à chaque plant. C’est moins dense qu’une implantation de type Miyawaki, qui consiste à planter 3 à 4 plants sur une surface d’1 m2.
La densité de ce bois correspond à celle d’une plantation forestière. Cela est censé apporter les conditions favorables à un développement plus serein, avec moins de « concurrence ».
La commune s’est dotée d’une charte de l’arbre qui précise les modalités de gestion des arbres dans la ville, les obligations en matière d’entretien et également définit les arbres d’intérêt communal, c’est-à-dire les arbres à préserver comme partie du patrimoine de la commune.
Consulter la Charte de l’Arbre

Autrefois, l’arbre était omniprésent dans les campagnes, il pouvait fournir du combustible, du bois de construction, des piquets, des fruits et même du fourrage.
Avec le remembrement et l’arrêt des pratiques en agroforesterie, 45 000 Km de haies ont été arrachés chaque année entre 1975 et 1997.
Aujourd’hui le maintien de 700 000 km linéaires de haies en France permet de protéger les cultures et les animaux du vent, du soleil, de la pluie, du gel, d’absorber l’eau, de limiter le stress hydrique et de lutter contre l’érosion de la fertilité des sols.
Le Conseil Local de la biodiversité composé d’élus, d’habitants et de membres qualifiés a mis en place une commission bocage et milieu. Elle donne son avis sur toutes les demandes d’abattages d’arbres ou de haies classées au PLUi ainsi que sur les abattages d’arbres pour les projets d’aménagement urbain.

La ville s’est fixé des objectifs ambitieux en termes de plantation d’arbres. Les arbres fruitiers sont une part de la diversité des plantations déjà réalisées et à venir. Nous en accueillons au cœur de la ville, et surtout en vergers dans les parcs et squares, avec le souci de regrouper les patrimoines génétiques de mêmes espèces de fruit du territoire pour les préserver et les mettre en valeur en les faisant connaître. C’est pourquoi nous envisageons de les faire classer en vergers conservatoires.




















