Marché de Noël à Melesse, vendredi 15 décembre

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Patrimoine

Le patrimoine communal a fait l’objet d’un inventaire réalisé par la DRAC (Direction Régionale des Affaires Culturelles) en étroite collaboration avec l’Association « Melesse à Travers les Ages » :

http://www.culture.gouv.fr/culture/inventai/patrimoine


Melesse possède un riche patrimoine de bâtisses anciennes. Certaines datées des 16ème et 17ème siècles en pierre au rez-de-chaussée et pan de bois à l’étage rappellent l’influence de l’architecture de la ville sur la campagne. Ces maisons à pan de bois décoratif sont visibles au Feuil, au Haut Chenay, au Coudray, au Mesnil….

D’autres, parfois aussi anciennes, construites en terre selon une technique de levées successives appelée bauge, telle la ferme de la Touche Petite parsèment le bocage. Trois belles granges sont témoins de cette technique traditionnelle : celle du Breil, modèle rare dans le département, celle de la Croix Poulin, élément remarquable du patrimoine communal, et celle de l’ancien presbytère en cours de rénovation.

L’inventaire a recensé :
- le lavoir récemment restauré par la municipalité
- les manoirs de la Quenouillère, de Fresnay, du Plessix-Melesse, de la Grimaudais..
- les croix de chemin, la Ruelle des Bois, les Terras, la croix de paille..
- le mobilier de l’église ; citons la statue de St Michel, un bénitier de 1527, une cloche d’horloge offerte par les Melessiens pour la naissance du duc de Bordeaux en 1820…

Le patrimoine, c’est aussi le patrimoine naturel : ainsi le canal d’Ille et Rance qui traverse l’est de notre commune est un lieu de promenade très prisé des randonneurs.

Le canal d’Ille et Rance dans l’histoire de Melesse ( écrit par Monique Le Guen, association Melesse à travers les âges)

A l’époque de l’inauguration du canal d’Ille et Rance en 1832, la commune de Melesse est une des plus peuplées des environs de Rennes avec plus de 3000habitants grâce à la fertilité de son sol, à la fabrication des toiles dites de ménage et la forte paysannerie de petits propriétaires dispersés en 200 hameaux.

Envisagé dès 1732 par les Etats de Bretagne, le projet d’un canal est repris par le Conseil général du département en 1800.
Les travaux de construction vont bon train en 1810, des écluses sont commencées, quatre sont achevées. Ce chantier titanesque réalisé à la main à l’aide de pelles et de pioches, de charrois de terre, nécessite une nombreuse main-d’œuvre constituée au départ de prisonniers de guerre de l’Empire : Espagnols, Autrichiens, Italiens…Cet afflux massif d’étrangers engendre des problèmes de « sûreté » qui conduisent le Conseil municipal de Melesse à rétablir la garde nationale afin d’assurer des patrouilles et de surveiller les « étrangers ».

Le canal traverse la commune au NE sur une longueur d’environ 4kms et les écluses de Frenay, Bouessey, et la Ville en Bois assurent le

dénivellement topographique.

Au fil du temps, la navigation a pris de l’ampleur sur le canal et un intense trafic entre Rennes et Saint-Malo accompagne le développement économique local. Denrées agricoles et industrielles circulent dans des péniches tirées par des chevaux qui empruntent le chemin de halage.
A Melesse, la Ville en Bois résonne du son des activités des carrières de grès de Talbourdine exploitées par la société Letourbillon en 1880, puis Huchet et Barthélémy au 20ème siècle. L’embarcadère construit en 1882 permet le transbordement direct de la pierre dans les péniches. L’une d’entre elles est présente dans la mémoire des anciens Melessiens , construite à la fin de la 1ère guerre elle est baptisée « Clémenceau » ; Conduite par le marinier « Jobic » jusqu’en 1948, elle fut la dernière péniche tirée par des chevaux.
Grâce à cette dynamique industrielle le hameau de la Ville en Bois est le 1er village électrifié de la commune grâce à une dynamo dans les années 1925-1928.
L’auberge du même nom située à la jonction de voies de passage, a une activité ancienne. Si l’on peut y faire étape pour se restaurer, il était possible de s’approvisionner en épicerie, en mercerie ou encore acheter des sabots en tous genres vers 1900.

Aujourd’hui les bateaux de plaisance glissent au fil du canal, bateliers et promeneurs goûtent au charme paisible de ses rives ombragées ou celui des écluses coquettes et fleuries.

Autres temps, autres mœurs !!
Le 16 juillet 1849 le CM de Melesse prend un arrêté de police municipale interdisant la baignade dans le canal dans son parcours melessien au motif d’atteinte aux bonnes mœurs, les rives du canal étant très fréquentées.

 

Site des canaux de Bretagne : www.canauxdebretagne.org.

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